Faire Ses Propres Choix

Vous avez peut-être remarqué que souvent on ne sait pas exactement trancher entre le pour et le contre des différents choix qui s’offrent à nous.
Comment faire pour savoir exactement ce l’on veux ? Comment choisir entre les différentes options ? Bref, comment faire ses propres choix ?
Souvent, on dit que ceux qui réussissent dans la vie sont ceux qui savent ce qu’ils veulent. Et vous, est-ce que vous pouvez résumer en quelques phrases vos buts, ou est-ce que c’est assez flou et vous n’avez qu’une vague idée de VOS souhaits véritables.
C’est clair que ce n’est pas facile de savoir exactement ce que l’on veut. Certaines personnes de mon entourage restent plusieurs années dans une situation qui ne leur plait pas sans agir directement pour changer cette situation. Moi le premier il y a des choses que j’ai mis du temps avant de vouloir changer parce que je n’étais pas sûr de ce que je voulais. Pourquoi est-ce que ça parait si difficile de savoir ce que l’on veut ? Comment doit-on faire pour réaliser ce que l’on veut vraiment ?

Evitez le Snake Eyes

Une des raisons qui fait que c’est très difficle de savoir ce que l’on veut, c’est que dès qu’on fait un choix, inévitablement on dit “non” aux alternatives à ce choix.
Par exemple, si vous ne savez pas si vous devez rester dans une relation. Vous hésitez entre rester avec votre partenaire ou le/la quitter. Si vous décidez de quitter définitivement cette personne, ça veut dire que vous dîtes “non” au futur avec celle-ci.
Autre exemple, vous hésitez à rester dans votre job. Si vous décidez finalement de rester, ça veut dire que vous dîtes “non” à un job différent, à une autre carrière.
En d’autres termes, faire un choix, c’est dire “oui” à une solution, et c’est dire “non” aux solutions alternatives !

Emotionnellement, cela peut-être très difficile. On n’arrive tout simplement pas à se séparer d’une situation, car on a peur de passer à côté de quelque chose. D’ailleurs ça l’est tellement que l’on décide souvent de rester flous sur nos objectifs. “On verra bien ce qu’il va arriver”, ou alors : “il faut bien faire ce qu’on peut pour gagner sa vie”. C’est normal d’avoir du mal à dire non. Cependant, on peut tout à fait s’entrainer à cela. Par exemple en disant “non” plus souvent, et en acceptant de passer à côté de certaines choses pour faire nos choix. De toute façons, si l’on a des objectifs flous, ou qui fluctuent continuellement, alors on aura une vie plutôt floue, avec des résultats très aléatoires, et au final, on risque de ne rien faire du tout. Mieux vaut plutôt faire une chose à la fois. Sinon on risque de finir en cas de Snake Eyes :

Le cas du Snake Eyes, c’est lorsque l’on met deux souris de chaque côté de la tête d’un serpent. Chaque oeil du serpent voit une souris. Il parait que dans ce cas, le serpent n’ose attaquer aucune des deux souris par peur de laisser s’échapper la seconde. Résultat, il ne bouge pas, et perd les deux souris !

Sautez dans l’inconnu

Et puis, il y a aussi la peur de ce qui va arriver lorsque l’on choisi quelque chose, parce qu’on ne peut pas lire dans l’avenir. En conséquence, lorsque l’on fait un choix, et que l’on dit “non” aux solutions alternatives, on se jette dans l’inconnu, et cela fait peur. Quand on décide de changer sa situation actuelle, même si l’on n’est que moyennement heureux avec celle-ci, cela implique que l’on s’avance en territoire inconnu…et que l’on ne sait pas exactement si l’on va réussir et être plus heureux de ce qu’il va nous arriver. Il faut savoir se séparer de sa situation actuelle, et parfois aussi de son entourage, et ce n’est pas facile, ça fait flipper.

Il y a quelques années, j’avais décidé de partir étudier un an à l’étranger, avec le programme erasmus. Je me souviens très bien de la sensation que j’avais eu lorsque j’étais dans l’avion, juste avant le décollage. J’étais assi à côté d’une personne qui ne parlait pas ma langue. J’avais avec moi seulement une valise, pour aller dans un pays que je n’avais jamais vu, où je n’avais aucun ami, aucun logement, aucune connaissance de la manière dont j’allais m’intégrer. Je me sentais perdu d’avance.
Au moment où les moteurs de l’avion se sont mis à démarrer, et qu’il n’y avait plus de retour en arrière possible, je me souviens très clairement avoir eu une espèce de vertige, comme si je sautais dans le vide. Je me suis dit à ce moment : “Mais qu’est-e que je suis en train de faire !? Je suis vraiment fou, qu’est-ce que je fais assis là dans cet avion à aller vers un endroit totalement inconnu !? ” Sérieusement, à ce moment là, je flippais grave. J’avais la gorge sèche et le ventre noué, et je regrettais mon choix…Je quittais mon environnement bien connu où j’avais mes amis, ma famille et mes habitudes et je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait dans ce nouveau pays.
Cependant, trois jours plus tard j’étais le plus heureux du monde. Finalement, tout s’était passé merveilleuseument bien, et je découvrais des choses qui à mon niveau me paraissaient incroyables !!

C’est un petit exemple personnel mais j’ai pu lire beaucoup de témoignages de personnes qui s’impliquaient à fond dans un choix, et qui osaient se jetter dans l’inconnu malgré la peur. En règle générale, ce qu’ils disent tous c’est que une fois que l’on décide à 100% de s’impliquer dans un choix, on n’est pas déçu du résultat. Dans tous les cas on est sûr d’apprendre beaucoup
plus que si l’on reste dans une situation qui ne nous convient pas vraiment.

Réalisez que vous êtes responsables

Ce que l’on ne réalise pas toujours, c’est que quoi qu’il arrive, on a la responsabilité de ses choix. Et si l’on ne choisi pas consciemment ce que l’on veut, d’autres le feront pour nous, naturellement. Si vous ne choississez pas ce que VOUS voulez, alors vos parents, votre conjoint, votre patron, vos amis, les films que vous regardez, les livres que vous lisez…bref, votre environnement choisira pour vous. En soi, cela n’est pas forcément mal, mais êtes vous bien sûr que c’est ce que VOUS voulez? Si ce n’est pas le cas, alors il ne faut pas blâmer les autres, car vous avez toujours la responsabilité de vos choix. Ce n’est pas toujours facile de se démarquer de son environnement, mais cela n’empêche pas que c’est une responsabilité qui vous incombe.

Personne ne vous influence. Si vous croyez que certaines personnes vous influencent, alors c’est ce que vous constaterez dans votre vie.
En réalité, vous êtes la seule personne qui décidez de votre état d’esprit et de vos actions. Réalisez que toutes les influences que vous croyez subir ne sont en fait que des réactions que VOUS avez en réponse aux intéractions avec les autres. En d’autres termes, si vous êtes influencés, c’est que vous vous laissez influencer, consciemment ou pas.
Même si quelqu’un vous menace avec une arme, vous avez toujours le choix de refuser ce que l’on vous demande de faire.
Cependant, vous jugerez probablement qu’il est sage d’obéir à la personne qui vous menace, seulement, c’est une décision que vous avez prise.

Le principe est le même avec les personnes qui nous sont chères. Ce ne sont pas elles qui nous influencent et nous empêchent de faire nos propres choix. Si nous subissons leur influence, c’est bien nous même qui choisissons de ne pas les offusquer, ou leur faire mal au coeur, et c’est bien nous qui choisissons de ne pas agir malgré notre envie d’agir. Laissons donc les autres être eux-mêmes et agissons comme on en a envie.
Souvent on se dit : “ah, si mon père n’était pas comme ci, alors j’oserai faire ce dont j’ai envie !” ou encore, “ah si ma copine pouvait être comme ça, je pourrais faire ceci ou cela”.
En réalité, aucun blocage ne vient d’eux, laissons les donc être comme ils sont. Tout blocage vient de nous, on a toujours le choix, quoi qu’il advienne. Si l’on n’est pas prêt à assumer les conséquences de nos actes, alors choisissons de ne pas agir pour le moment, mais ne rejettons pas la faute sur les autres. Laissons les autres être ce qu’ils sont et faisons donc ce dont on a envie.

Ne culpabilisez pas

Souvent, on n’ose pas faire ses choix parce que l’on culpabilise à cause de ses désirs. Si on culpabilise, on résiste donc à ce que l’on veut, et on n’ose pas s’avouer que cela fait partie de nos objectifs. D’expérience, j’ai remarqué qu’il ne faut pas culpabiliser, ça ne fait que freiner et étouffer votre aptitude à choisir par vous même.

Ensuite, parfois on peut culpabiliser parce que l’on n’a pas le courage de se démarquer et d’affirmer ses choix. Ce n’est pas grave, peu importe que l’on mette dix ans ou dix jours à atteindre son ojectif, pourvu que l’on soit en mouvement vers celui-ci. Mieux vaut se donner le temps et être patient avec soi-même que de culpabiliser parce que l’on n’arrive à rien.
Chacun son rythme, et chacun ses objectifs !

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